Je ne suis pas économiste. Je ne suis pas politologue. Ni sociologue… Je ne sais pas grand chose. 
Parfois en marchant dans Paris, je me pense misanthrope. J’imagine partir loin, parce que je déteste Tout-le-monde. Qui me le rend bien. Et puis, non. Je souris à cette dame épuisée par les jérémiades de son (affreux) gamin dans le tram, je tends la main vers cet(te) inconnu(e) qui réclame 1 euro, je m’écarte pour laisser passer cet(te) Autre. Je suis comme Tout-le-monde. 
Alors quand je passe ma route et que surgit un panneau de détresse, même s’il fait nuit, je m’arrête et je mets le frein à mains.  
Encore une usine qui ferme. Encore. Et ma colère n’y fera rien. Pas d’écho. Pas de relais. Pas de ronde d’humains pour faire le tour de la Terre et résoudre les problèmes comme on se l’imagine petit(e). La misère comme épée de Damonclès. Celle qui tranche dans le vif de nos vies sans travail. 

Photo prise sur le site de Mondi à St Jean d’Illac en Gironde
Tel: +33 5 57 97 99 00
Fax: +33 5 56 21 66 67Mondi, c

Je ne suis pas économiste. Je ne suis pas politologue. Ni sociologue… Je ne sais pas grand chose.
Parfois en marchant dans Paris, je me pense misanthrope. J’imagine partir loin, parce que je déteste Tout-le-monde. Qui me le rend bien. Et puis, non. Je souris à cette dame épuisée par les jérémiades de son (affreux) gamin dans le tram, je tends la main vers cet(te) inconnu(e) qui réclame 1 euro, je m’écarte pour laisser passer cet(te) Autre. Je suis comme Tout-le-monde.
Alors quand je passe ma route et que surgit un panneau de détresse, même s’il fait nuit, je m’arrête et je mets le frein à mains.
Encore une usine qui ferme. Encore. Et ma colère n’y fera rien. Pas d’écho. Pas de relais. Pas de ronde d’humains pour faire le tour de la Terre et résoudre les problèmes comme on se l’imagine petit(e). La misère comme épée de Damonclès. Celle qui tranche dans le vif de nos vies sans travail.

Photo prise sur le site de Mondi à St Jean d’Illac en Gironde
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Fax: +33 5 56 21 66 67Mondi, c

Pour 2013…

Pour 2013…

Évidemment il y a des sujets plus tristes. Mais également de plus joyeux.

Notre beau sapin signe le début de Noël comme le glas des fêtes et rien ne symbolise mieux les travers de notre époque que le devenir de ces jolis conifères. 

Jetés, parfois mutilés, après avoir été adorés, ils restent beaux. Sur le bord de nos trottoirs, entre deux poubelles, cachés au fond d’une cour, à l’entrée d’un parking, près d’une cabine téléphonique, contre une voiture : il faut s’en débarrasser vite pour vieux service rendu. Roi des forêts, il perd ses épines, abîme les parquets, souille les moquettes, donne un esprit fané à nos salons…

Dehors.

Á croire que l’on pourrait découvrir Qui l’on est, à notre façon de lui dire au revoir.

El-Djamila, ex La Madrague (Algérie).

El-Djamila, ex La Madrague (Algérie).

Les mains de ma grand-mère sont un grand témoin. Celui du temps où les hommes ne rentraient pas dans la cuisine. Celui du temps où les bonnes femmes accouchaient encore leurs congénères. Celui du temps des déclarations de guerre, quand les femmes ne devaient pas participer aux combats. 
Les mains de ma grand-mère n’ont eu de cesse que de lui faire construire sont propre destin. Elles ont signé les papiers de son divorce en 39, lu et approuvé les conditions de La Croix Rouge lors de son engagement aux côté des Forces Alliées, pansé les plaies, tenu la main des mourants dans les hôpitaux de fortune en 44.
La guerre achevée, Elles ont serré les mains des électeurs, et ont su rester propres quand elle est devenue maire. 
On dit d’elle qu’elle est une femme de caractère qui a su prendre en main sa vie. Pour moi, elle est bien plus que cela : tellement Hu-MAIN(e), je l’aime.

Les mains de ma grand-mère sont un grand témoin. Celui du temps où les hommes ne rentraient pas dans la cuisine. Celui du temps où les bonnes femmes accouchaient encore leurs congénères. Celui du temps des déclarations de guerre, quand les femmes ne devaient pas participer aux combats. 

Les mains de ma grand-mère n’ont eu de cesse que de lui faire construire sont propre destin. Elles ont signé les papiers de son divorce en 39, lu et approuvé les conditions de La Croix Rouge lors de son engagement aux côté des Forces Alliées, pansé les plaies, tenu la main des mourants dans les hôpitaux de fortune en 44.

La guerre achevée, Elles ont serré les mains des électeurs, et ont su rester propres quand elle est devenue maire. 

On dit d’elle qu’elle est une femme de caractère qui a su prendre en main sa vie. Pour moi, elle est bien plus que cela : tellement Hu-MAIN(e), je l’aime.

J’ai fait la connaissance de la Tunisie. Et comme toujours, je me suis rendue compte que j’aimais ce pays à l’envie que j’avais d’y prendre des photos. 

Si vous aimez la vie, vous aimerez la Tunisie. Là-bas, elle ne vous échappera pas. Derrière une grappe de piment, sur un mur, au bord de la plage, au pied d’une source, dans le sillage d’une mobilette, au marché, au retour des pêcheurs, sur votre front quand votre sueur perlera… 

Vous faites quoi l’été prochain ? Moi, j’ai - déjà - ma petite idée.

Un texte pour commenter l’envol d’un oiseau est forcément attendu. Il faut le dire, pourtant : le guetter procure une sensation terriblement apaisante. Essayez, vous ne le regretterez pas. 

Un texte pour commenter l’envol d’un oiseau est forcément attendu. Il faut le dire, pourtant : le guetter procure une sensation terriblement apaisante. Essayez, vous ne le regretterez pas. 

Le temps des vacances. En théorie. Quand rien ne nous empêche d’élever notre esprit jusqu’aux nuages. Avec certitude.  

Le temps des vacances. En théorie. Quand rien ne nous empêche d’élever notre esprit jusqu’aux nuages. Avec certitude.  

L’art de la toilette chez le chat. 

L’art de la toilette chez le chat. 

Le jour de son enterrement de vie de garçon : lever le pied et s’efforcer d’atteindre le ciel. Pas gagné. 

Le jour de son enterrement de vie de garçon : lever le pied et s’efforcer d’atteindre le ciel. Pas gagné. 

« Croire au soleil quand tombe l’eau.  »  Louis Aragon

« Croire au soleil quand tombe l’eau.  »  Louis Aragon

Les plus belles histoires d’amour sont parfois les plus inattendues. Tant mieux.
Il s’appelle Caramel, il vit sur la plage de Trouville et chaque année, au printemps, depuis 11 ans, il retrouve son amie.

Les plus belles histoires d’amour sont parfois les plus inattendues. Tant mieux.

Il s’appelle Caramel, il vit sur la plage de Trouville et chaque année, au printemps, depuis 11 ans, il retrouve son amie.

Derrière cette sombre silhouette, il y a toute une vie. Elle s’étire tristement, se plonge dans le vide. Peut-être est elle moi dans 30 ans. 

Derrière cette sombre silhouette, il y a toute une vie. Elle s’étire tristement, se plonge dans le vide. Peut-être est elle moi dans 30 ans. 


"Interdiction de prendre les oeuvres en photo". Voler une photo n’a rien de facile. Encore moins dans un Palais. Je me suis contentée de capturer ce que j’aimais : deux mains un pied.
Jouer avec les interdictions, c’est parfois bon pour le moral.

"Interdiction de prendre les oeuvres en photo". Voler une photo n’a rien de facile. Encore moins dans un Palais. Je me suis contentée de capturer ce que j’aimais : deux mains un pied.

Jouer avec les interdictions, c’est parfois bon pour le moral.

Garder les yeux bien ouverts quand on rencontre la lumière. Un concept. 

Garder les yeux bien ouverts quand on rencontre la lumière. Un concept.